Cross Asset : Volatilité et Disparités Sectorielles
"J'ai eu Poutine au téléphone, c'était un très bon échange mais je n'ai rien compris parce qu'il parle Russe en fait" Donald .T
Malgré une communication rassurante de la Fed, les marchés financiers restent marqués par une volatilité accrue, évoluant entre l’optimisme d’un ralentissement économique maîtrisé et les inquiétudes liées à un resserrement monétaire prolongé. La performance des actions varie fortement selon les secteurs : les valeurs cycliques (technologie, consommation discrétionnaire) souffrent de la hausse des taux, tandis que les secteurs défensifs (santé, biens de consommation de base) affichent une meilleure résistance face aux turbulences du marché. Le marché du crédit reflète une montée des tensions avec un élargissement des spreads, particulièrement sur les obligations High Yield, alors que la hausse des taux rend le coût du financement des entreprises plus élevé, accentuant les préoccupations sur la solvabilité des émetteurs les plus vulnérables. Sur le marché des matières premières, le pétrole évolue sous l’influence des décisions de l’OPEP+ et des tensions géopolitiques, tandis que l’incertitude autour de la demande chinoise pèse sur la dynamique des prix. En revanche, l’or continue de jouer son rôle de valeur refuge, porté par les craintes économiques et l’inflation persistante. Cette semaine, les investisseurs surveilleront en zone euro les premiers indicateurs du climat des affaires (PMI lundi, IFO allemand mardi), ainsi que l’inflation de février au Royaume-Uni mercredi. Aux États-Unis, l’accent sera mis sur le core PCE, indicateur clé de l’inflation suivi par la Fed.
Marché des Changes : Le dollar reprend (un peu) des couleurs
En pleine crise des œufs le saviez-vous ? : Les œufs se vendent par six car les poules ne veulent pas travailler le dimanche.
Après trois semaines de recul, le dollar a rebondi, atteignant son niveau le plus élevé depuis le 7 mars. Malgré un statu quo sur les taux, la Fed a réaffirmé sa prévision de deux baisses de taux en 2024, en dépit d’anticipations d’inflation plus élevées et d’un ralentissement de la croissance prévu pour 2025. L’euro reste sous pression, fragilisé par des perspectives de croissance en zone euro moins favorables et des incertitudes persistantes sur l’inflation. De son côté, le yen japonais continue de s’affaiblir face au dollar, la Banque du Japon ayant maintenu une politique monétaire ultra-accommodante avec des taux proches de zéro. Parmi les autres banques centrales, le statu quo au Royaume-Uni et en Suède ainsi que la baisse de 25 points de base de la Banque nationale suisse ont soutenu leurs devises respectives. Sur les marchés émergents, la remontée des taux américains entraîne des sorties de capitaux, mettant sous pression des devises comme le réal brésilien, la roupie indienne et la roupie indonésienne. En Turquie, la livre turque a réagi négativement à l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal opposant au président Erdogan. La semaine prochaine, les investisseurs surveilleront la décision de la banque centrale de Hongrie, qui devrait maintenir son taux inchangé, tandis que la Banque de Norvège et la Banque du Mexique pourraient amorcer un assouplissement monétaire.
Marché des Taux : Repli Modéré des Rendements :
" Ahhh les allergies, je n'en peux plus de cette voix nasillarde...en même temps sur l'ile aux enfants c'est TOUS les jours le printemps" Casimir
Les rendements obligataires ont reculé des deux côtés de l’Atlantique cette semaine, dans un contexte d’incertitudes économiques et géopolitiques. La réunion de la Fed a confirmé des prévisions de croissance américaine plus faible, ce qui a limité l’appétit pour le risque et encouragé les investisseurs à se positionner sur les obligations. En zone euro, les incertitudes autour de la mise en œuvre des nouvelles politiques budgétaires en Allemagne ont entraîné une correction du Bund 10 ans, dont le rendement a baissé. La pente des taux a également évolué, avec une baisse de 6 points de base sur le swap 2-10 ans en euros. Par ailleurs, on observe un léger élargissement des spreads souverains, reflétant une montée des inquiétudes sur une possible fragmentation financière de la zone euro. Le spread du 10 ans espagnol s’est particulièrement élargi, en partie en raison des nouvelles dépenses de défense à financer, alors que les coûts d’emprunt augmentent.
Bonne semaine à tous